Hier je suis allée prendre un verre (ou 2 ou 3 ou ??) avec deux amies Australiennes. C'était assez frisquet, et l'air froid qui me fouettait les joues me rappelait les soirées d'automnes a Québec. Cela m'a rendu assez nostalgique. Près de la rue piétonne, il y avait un homme qui jouait du Cat Steeven a la guitare. Il avait une voix envoûtante. Je le regardais et je trouvais qu'il semblait si seul a se donner en spectacle pour une foule trop pressée qui ne faisait que passer. J'avais envie d'aller m'asseoir devant lui et de me laisser bercer par sa musique et surtout par sa voix si sensuelle. Je ne pouvais pas le faire car je n'étais pas seule. Je crois même que mes deux amies ne se sont même pas rendu compte de la présence de cet homme. Elles étaient trop occupées a discuter du nouveau sac-a-main pas si cher que ça qu'une venait de s'acheter (ouais, un sac qui valait 600 $ qu'elle a eu pour 200$, aubaine oui, mais cher quand même!) . Nous sommes finalement arrivées dans un bar hyper chic ou je me sentais vraiment inconfortable. Des femmes au corps parfaits avec des robes qui devaient valoir plus que l' hypothèque de ma maison, des hommes en complet cravate qui dévoraient des yeux toutes ces poules de luxes... J'étais en jean, avec une sacoche de 30 $ des ballerines des les pieds (par chance que je n'avais pas mis mes gougounnes!!!) et un simple chandail de laine. Je suis même surprise qu' on m'aient laissé entrer dans cet endroit avec mes jeans. Je me disais que j aurais du rester dehors devant mon charmant inconnu a la guitare. Mes amies ont commander des drinks a 20$ le verre et on a commencer a discuter un peu. Mon anglais n'étant pas parfait, j 'avais du mal a suivre la conversation. J'étais assez distraite par toute cette richesse qui s'étalait devant moi. Je me suis alors demande si tous ces gens étaient heureux. Si comme moi, ils leurs arrivaient de s'inquiéter pour des choses qui n'ont pas vraiment d'importance. C'est drôle parce que c'est a ça moment la que mes deux amies (que je ne connais pas tant que ça dans l'fond) se sont mis a parler des malheurs de leurs vies. En les écoutant parler, je me disais que peut importe notre race, notre culture, notre portefeuille ont a tous nos petites bibittes! Amie L. s'est mise a parler de son mariage, de son homme si parfait qui faisait tout pour elle, mais qui ne la rends pas heureuse. Elle sait que ça brasse aussi en ce moment dans mon couple. Et elle me lance: "T'es tellement chanceuse, tu es jeune, tu es jolie et tu ne devrais pas t'inquièter pour ton avenir". Et elle termine en me disant: "Baise, baise tous les mecs que tu veux. T'es a l'autre bout du monde. Ton Chéri il ne le sera jamais de ce que tu fais ici. "
Ouais... peut- être qu'il ne sera jamais ce que je fais ici, mais... la fille elle est super fidèle et elle respecte son Chéri qui est a l'autre bout du monde. N'empêche... C'est vrai que je rencontre des hommes extraordinaires sur ma route. Des hommes qui ont la même philosophie de vie que moi. Qui veulent faire le tour du monde plusieurs fois avant de mourir. Mais pour l'instant je suis en couple. Et je vais respecter ce que j'ai dit a mon Chéri avant de partir du Québec. Je resterai fidèle.
J'ai su par la suite que amie L. n'avait pas fait l'amour depuis 8 mois avec son mari. J'ai donc compris qu'elle m'enviait de ma suppose "liberté". Ouais... Comme je disais, on a tous nos petites bibitte. Même si elle porte une robe de Prada, même si elle habite dans une maison d'un million de $, même si elle semble rayonner de bonheur avec son sourire pleins de botox, elle a aussi son lot de problèmes.
J'ai termine la soirée avec un peu trop de drink a 20$ le verre, et quand nous somme repassées devant mon bel inconnu a la voix hyper sensuelle et a la guitare, je me suis dit: "Je suis peut-etre fidèle, mais lui j'aurais bien aime l'avoir dans mon lit cette nuit!"

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